Les missions à Antsirabe

Les travaux de la cour

La peinture du réfectoire

                 

Mission du printemps 2017

 

Madagascar, c'est l'ile aux « parfums ». Le sens olfactif est très sollicité dans cette belle île. Qu'elles soient agréables (fleurs, cacao etc…), ou nettement moins attractives, les odeurs sont présentes partout souvent indéfinissables. Je suis rentrée avec elles.

Les paysages, cultures, types morphologiques multiples, incitent à y retourner pour encore découvrir « autre chose ».

Une constante : le sourire, surtout des plus démunis...Particulièrement des enfants, même si leurs yeux (est-ce mon interprétation ?) laissent paraître une certaine tristesse.

 

Le Centre :

Antsirabe n'est pas Antananarivo, mais malgré tout, le Centre donne l'impression d'une « bulle de sérénité », au sein de la ville. Lors de notre passage, l'ambiance ressemblait à celle d'une « ruche en pleine activité », les enfants semblent « protégés » dans ce lieu. J'ai été touchée par leur discipline (mise en rang, attente à leur place avant l'arrivée du gâteau d'anniversaire, empilement des assiettes après avoir goûté...)  de quoi faire rêver mes amies institutrices.

Leurs sourires et leur joie à la réception des cadeaux (vêtements....), restent un moment inoubliable.

Cependant, impossible de ne pas se questionner sur leur avenir, à la fois proche (leur sortie de cette « bulle » au quotidien), et plus lointain, après leur départ du Centre, …

 

Un grand « coup de chapeau » à Marie-Pierre et Colette pour leur dévouement, et leur courage. Les journées passées au Centre sont très intenses et elles ne ménagent pas leur peine pour tenter de résoudre, ou éclaircir les situations les plus diverses, tant auprès des familles, que des enfants et bien évidemment des professionnels sur place. Et cette période est la suite d'un an de travail en amont... 

 

Le Centre, c'est aussi, « le Pousse-pousse du cœur »

La distribution de repas aux enfants des rues est restée un moment intense. Ces enfants affamés qui attendent leurs assiettes, après le lavage des mains m'ont profondément émue et je pense souvent à eux. Que deviennent-ils ? De quels prédateurs sont-ils la proie ? Les battants et les vaincus se dessinent déjà au sein de ces groupes. Les regards de certains d'entre eux sont encore dans mon esprit.

 

Encore merci à Marie-Pierre de m'avoir embarquée dans cette aventure humaine, qui ne laisse pas de marbre, et bravo pour cette réalisation, à laquelle il faut souhaiter « bon vent », mais s'interroger aussi sur sa pérennité. Annie